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COLLOQUE INTERNATIONAL

 

Intellectuels et Médias dans les Espaces Lusophones et Hispanophones

( XIXe-XXIe siècles)

Hommage à Marie-Claude Chaput

vendredi 30 septembre – samedi 1er octobre 2016

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Attention : Les frais d’inscription seront à régler en ligne sur le site http://mcchaput2016.sciencesconf.org/ à partir du 30 avril 2016  jusqu'au 15 Juin 2016. 

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Atención :La   inscripción y el pago de la cuota se realizarán en línea : http://mcchaput2016.sciencesconf.org/, a partir del 30 de abril hasta el 15 de junio de 2016.

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Atenção: A taxa de inscrição deve ser paga no site http://mcchaput2016.sciencesconf.org/ de 30  de abril a 15 de junho de 2016.

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Présentation

Ce colloque en hommage à Marie-Claude Chaput, ex présidente de l’association Pilar (Presse Imprimé Lecture dans l’Aire romane) et ancienne enseignante-chercheure de Rennes 2, a pour objet la place et le rôle des intellectuels dans les médias dans les espaces hispanophones et lusophones, dans une approche pluridisciplinaire: historique, politique, économique, culturelle et linguistique.

Les intellectuels, acteurs et témoins de leur temps, constituent une élite présente dans les médias non seulement dans l’espace consacré des suppléments culturels mais aussi dans la presse d’information générale et aujourd’hui dans les nouveaux médias de l’ère digitale (blogs et réseaux sociaux).

Les médias sont, par excellence, un lieu d’expression privilégié pour les intellectuels : d’abord lieu de l’écrit, ils sont un espace propre à l’écriture, celui de l’écrivain, du chroniqueur. Pensons au rôle de gardien de la langue à travers la figure de Fernando Lázaro Carreter, auteur de la chronique intitulée  « El dardo de la palabra », publiée dans le quotidien espagnol El País. Donnons d’ores et déjà une place au « e muet » du féminin intellectuelles[1].

Si l’on se tient à cette définition, les intellectuels sont: « des citadins qui voyagent et qui sont présents dans les médias ; ils sont donc en mesure de formuler des idéologies et de donner à la population une image nationale[2]. »

Dans le contexte des luttes pour l’indépendance en Amérique latine, au XIXe siècle, l’intellectuel se glisse dans la figure du penseur politique, pour proposer un nouveau projet de société national. Au XXe siècle, les  « transitions » sont aussi un marqueur commun aux espaces  hispanophones et lusophones  et méritent une attention particulière de la part des intellectuels.

C’est bien l’une des vocations premières de la presse que de divulguer un nouveau courant de pensée ou d’opinion, d’en percevoir les balbutiements, de prendre le pouls de la société en donnant la parole aux intellectuels, d’écrire « le premier brouillon de l’histoire », comme le déclarait Philip Graham, l'un des anciens éditeurs du Washington Post[3]. Convertis en journalistes, les intellectuels explorent, observent et décrivent l’histoire en train de se faire, une histoire immédiate[4] : « Nous entendons donc par histoire immédiate, l’ensemble de la partie terminale de l’histoire contemporaine, englobant aussi bien celle dite du temps présent que celle des trente dernières années ; une histoire, qui a pour caractéristique principale d’avoir été vécue par l’historien ou ses principaux témoins[5]. »

C’est ainsi que sont relayés, expliqués et interprétés les mouvements  sociaux. Dans les années 60 et 70, par exemple, la presse écrite mexicaine s’ouvre à de nouveaux débats autour de la situation des femmes en accordant dans ses colonnes une place aux intellectuelles, à la fois témoins et actrices de leur époque. À l’écoute de la société, de son histoire, elle remplit sa fonction en rendant visibles les femmes, leurs préoccupations, leur militantisme, à une époque porteuse de changements dans la relation entre les sexes et participe pleinement à l’écriture d’une page de l’histoire des femmes.

L’intellectuel dérange : il est ce dard qui  fend et pourfend les préjugés, les stéréotypes. Il participe à la construction des représentations collectives, culturelles, sociales, politiques et économiques. Nous tâcherons de battre en brèche cette définition de l’intellectuel que donne G. Bernanos : « (...) L'intellectuel est si souvent un imbécile que nous devrions toujours le tenir pour tel, jusqu'à ce qu'il nous ait prouvé le contraire. (...)[6] » 

Ces premiers éléments de réflexion prendront forme autour des  propositions suivantes :

  1. L’intellectuel, acteur et témoin de l’histoire
  2. L’intellectuel face à l’événement 
  3. Les intellectuels  et la construction de nouvelles représentations et  identités
  4. Les intellectuels dans la sphère économique
  5. Intellectuels engagés et engagement intellectuel
  6. Intellectuels et cultures populaires
  7. Entre l’écrit et le virtuel : les traces des intellectuels

Se pencher sur la place des intellectuels, c’est rendre compte de leur rôle de médiateurs, de créateurs d’opinion, selon des thématiques qui font écho aux préoccupations de Marie-Claude Chaput, pour l’Histoire du temps présent, et en particulier pour la presse espagnole et française, qui croisent une approche politique, économique et de genre, du  XIXe  au XXIe siècles.

 

Presentación

 El Congreso, en homenaje a Marie-Claude Chaput, ex presidenta de la asociación Pilar (Prensa, Impresos, Lectura en el Área Románica) y antigua docente-investigadora de Rennes 2, está dedicado al lugar y papel desempeñados por los intelectuales en los medios de comunicación, dentro de los mundos hispanófono y lusófono, desde una perspectiva pluridisciplinar: histórica, política, económica, cultural y lingüística.

Los intelectuales, actores y testigos de su época, constituyen una élite que no solamente está presente en el espacio habitual de los suplementos culturales, sino también en la información general y actualmente en los nuevos medios propios de la era digital (blogs y redes sociales).

  Los medios de comunicación son, por definición, un espacio privilegiado para la expresión de los intelectuales. En primer lugar, por su condición de espacio, son un territorio específico para la escritura, aquel que es propio del escritor o el cronista. Pensemos en el papel de custodio de la lengua a través de la figura de Fernando Lázaro Carreter, autor de la crónica titulada “El dardo en la palabra” en el diario español El País.

Si nos atenemos a la siguiente definición, los intelectuales: « Son urbanos, viajan y tienen presencia en los medios masivos; por lo tanto poseen facultades para formular ideologías y proporcionar a la población una autoimagen nacional[7] . »

En el contexto de las luchas por la independencia en América Latina en el siglo XIX, el intelectual adopta la figura del pensador político para proponer un nuevo proyecto de sociedad nacional. En el siglo XX, las “transiciones” constituyen también un hito común a los espacios hispanófono y lusófono y merecen una atención particular por parte de los intelectuales.

Ciertamente, la primera vocación de la prensa consiste en divulgar nuevas corrientes de pensamiento y opinión, en percibir sus primeros balbuceos, en tomar el pulso de la sociedad dando la palabra a los intelectuales, en escribir “el primer borrador de la historia”, como señalaba Philip Graham, uno de los antiguos editores del Washington Post[8]. Convertidos en periodistas, los intelectuales exploran, observan y describen la historia que está construyéndose, una historia inmediata[9]: “Entendemos, por lo tanto, por historia inmediata, el conjunto de la parte final de la historia contemporánea, incluyendo tanto la denominada del tiempo presente como la de los treinta últimos años; una historia cuya característica principal consiste en que ha sido vivida por el historiador o sus principales informantes”[10].

De esta manera se han difundido, explicado e interpretado los movimientos sociales. En la década de los 60 y 70, por ejemplo, la prensa escrita mexicana se interesó por nuevos debates en torno a la situación de  las mujeres. Así concedió en sus columnas un lugar privilegiado a las intelectuales a la vez testigos y actrices de su época. A la escucha de la sociedad, de su historia, la prensa cumple con su función dando visibilidad a un nuevo sujeto social, a sus preocupaciones, a su militantismo, en una época reveladora de cambios en cuanto a la relación entre ambos sexos y participa totalmente en la escritura de una página de la historia de las mujeres.

El intelectual molesta : es ese arma que pone fin y entierra los prejuicios, los estereotipos. Participa en la construcción de las representaciones colectivas, culturales, sociales, políticas y económicas. Intentaremos contrarrestar esta definición del intelectual que propone G. Bernanos:  « (…) El intelectual es un imbécil tan a menudo, que  tendríamos que considerarlo siempre como cual, hasta que nos haya demostrado lo contrario.(…) » [11]

 

Estos primeros elementos  de reflexión y cuestionamiento tomarán forma alrededor de los ejes que siguen:

  1. El intelectual, actor y testigo de la Historia
  2. El intelectual ante el acontecimiento
  3. El intelectual y la construcción de nuevas representaciones e identidades
  4. Los intelectuales en la esfera económica
  5. Intelectuales comprometidos y compromiso intelectual
  6. Intelectuales y culturas populares
  7. Entre lo escrito y lo virtual : las huellas de los intelectuales

Analizar el lugar que ocupan y la función que desempeñan los intelectuales, es dar cuenta de su papel de intermediarios, de creadores de opinión, de emprendedores mediáticos según temáticas que se hacen eco  de cuestiones  que siempre interesaron a Marie-Claude Chaput, esto es, la Historia del tiempo presente, y en particular la prensa española y francesa, permitiendo así que se entrecrucen los enfoques políticos, económicos y de género, desde el siglo XIX hasta hoy.

Apresentação

O Congresso, em homenagem a Marie-Claude Chaput, que foi  presidente da  associação Pilar e professora na Universidade de Rennes 2, dedica-se ao estudo do lugar e por extenso também do papel desempenhados pelos intelectuais nos meios de comunicação, nos espaços hispanófono e lusófono, a partir de uma perspectiva pluridisciplinar: histórica, política, económica, cultural e linguística.

Os intelectuais, actores e testemunhas do seu tempo, constituem uma elite que não só está presente nos suplementos culturais habituais, como também na informação geral e hoje nos novos meios de comunicação da era digital (blogs e redes sociais).

Os meios de comunicação são, por definição, um espaço privilegiado para os intelectuais:   um lugar  específico para a escrita, quer para o escritor quer para o cronista.

O que é um intelectual? “ É um citadino que viaja,  está presente nos meios de comunicação de massa; portanto tem a faculdade de formular ideologias e propor à população uma autoimagen nacional[1].”

No século XIX na América Latina, no contexto das guerras pela independência, o intelectual adopta o papel do pensador político, para propor um novo projecto nacional de sociedade. No século XX, as transições políticas são comuns também aos espaços hispanófono e lusófono e merecem uma atenção particular da parte dos intelectuais.

Por certo, a primeira vocação da imprensa consiste em divulgar novas correntes de pensamento e de opinião, em perceber os primeiros passos, em tomar o pulso da sociedade ao dar a palavra aos intelectuais, em escrever “o primeiro rascunho da história”, como assinalava Philip Graham, um dos mais antigos editores do Washington Post[2]. Convertidos em jornalistas, os intelectuais exploram, observam e descrevem a história que está em construção, uma história imediata[3]: “Entendemos por história imediata o conjunto da parte final da história contemporânea, que inclui a história do tempo presente e a história dos últimos trinta anos. A característica principal é que foi vivida pelo próprio historiador e as testemunhas que são ao mesmo tempo informadores[4].”

Desta maneira os movimentos sociais  foram difundidos e em seguida explicados e interpretados. O intelectual perturba, ataca os preconceitos, combate os estereótipos. Participa na construção das representações colectivas, culturais, sociais, políticas e económicas.

Uma das nossas intenções será a de questionar a definição do intelectual proposta por G. Bernanos, que afirmava: “ […] O intelectual é no mais das vezes um estúpido, por isso deve ser considerado como tal, até demonstrar  o contrario[5].”

Esses primeiros elementos de reflexão y questionamento serão abordados ao redor dos  seguintes eixos:

  1. O intelectual, actor e testemunha da História
  2. O intelectual ante o acontecimento
  3. O intelectual e a construção de novas representações e identidades
  4. O intelectual na esfera económica
  5. Intelectuais engajados e engajamento intelectual
  6. Intelectuais e culturas populares
  7. Entre o escrito e o virtual: o lugar dos intelectuais

Analisar  o lugar que ocupam e a função que os intelectuais desempenham, é dar conta do seu papel de intermediarios, de criadores de opinião, de empreendedores  mediáticos segundo temáticas que fazem parte das preocupações de Marie-Claude Chaput, isto é, a História do tempo presente, a imprensa espanhola e francesa, enfocadas a partir de uma perspectiva política, económica e de género, do século XIX até aos días de hoje.



[1] cabrera lopez, Patricia, Una inquietud de amanecer. Literatura y política en México, 1962-1987,  UNAM, Centro de Investigaciones Interdisciplinarias en Ciencias y Humanidades, Plaza y Valdés, 2006, p.45.

[2] Brooks, David,  « Listo en Washington, el museo del periodismo », La Jornada, 9 de abril 2008;

<http://www.jornada.unam.mx/2008/04/09/index.php?section=mundo&article=044n1mun>

[3] KapuŚciŃski, ryszard, Los cínicos no sirven para este oficio : sobre el buen periodismo, Barcelona, Anagrama,2002

[4] SOULET, Jean-François, L'histoire immédiate, PUF, Collection Que-Sais-Je ?, N° 2841, 1994, p.4.

[5] Bernanos Georges, La France contre les robots, R. Laffont, 1947 ; Éditions Le Castor Astral, 2009.

 

 

 



[1] Nicole Racine, Michel Trebitsch, Intellectuelles Du genre en histoire des intellectuelles, Bruxelles, Coll. « Histoire du temps présent », Ed. Complexe, 2004.

[2] Patricia Cabrera Lopez,, Una inquietud de amanecer. Literatura y política en México, 1962-1987,Collaborateur José Agustín, UNAM, Centro de Investigaciones Interdisciplinarias en Ciencias y Humanidades, Plaza y Valdés, 2006, p.45.

[3]  David Brooks,  « Listo en Washington, el museo del periodismo », La Jornada, 9 de abril 2008;

<http://www.jornada.unam.mx/2008/04/09/index.php?section=mundo&article=044n1mun>

[4] Ryszard, KapuŚciŃski,, Los cínicos no sirven para este oficio : sobre el buen periodismo, Barcelona, Anagrama,2002.

[5]  Jean-François Soulet, L'histoire immédiate, PUF, Collection Que-Sais-Je ?, N° 2841, 1994, p.4.

[6] GeorgesBernanos, La France contre les robots, R. Laffont, 1947 ; Éditions Le Castor Astral, 2009.

[7]  Patricia Cabrera Lopez, Una inquietud de amanecer. Literatura y política en México, 1962-1987,  UNAM, Centro de Investigaciones Interdisciplinarias en Ciencias y Humanidades, Plaza y Valdés, 2006, p.45.

[8]  David Brooks,  « Listo en Washington, el museo del periodismo », La Jornada, 9 de abril 2008;

<http://www.jornada.unam.mx/2008/04/09/index.php?section=mundo&article=044n1mun>

[9]   Ryszard, KapuŚciŃski,, Los cínicos no sirven para este oficio : sobre el buen periodismo, Barcelona, Anagrama,2002

[10]  Jean-François Soulet, L'histoire immédiate, PUF, Collection Que-Sais-Je ?, N° 2841, 1994, p.4.

[11]  Georges Bernanos, La France contre les robots, R. Laffont, 1947 ; Éditions Le Castor Astral, 2009.

 

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